Reviews du 30 mai 2006 : Zénith, Orléans, France - Placebo Meds Tour
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Reviews du 30 mai 2006 : Zénith, Orléans, France

Par May

Après le concert londonien je redoutais de retrouver le groupe, et d’être à nouveau déçue. Et bien, je me suis foutue l’œil dans la rétine, et pas qu’un peu. Hier j’ai assisté, à ce qui est pour moi, le meilleur concert de Placebo de tout ceux que j’ai pu jusqu’à présent faire. Pas 7/8 heures de queue cette fois, juste une heure. Finalement, je suis devant le micro du nabot au deuxième rang… je crois que la prochaine fois je ne ferais pas la queue, hein. Nous sommes rentrés dans le zénith d’Orléans, une certaine appréhension au ventre.

A 20h, comme prévu, Pravda monte sur scène. Groupe déjà vu lors d’un show parisien, un groupe de scène selon moi, car sur cd j’ai un peu du mal à accrocher. Mais ce soir mission remplie pour Sue et Mac, le public Orléanais a été conquis par leur demi-heure show ; les morceaux les plus « connus » du groupe ont été fait. Déçue qu’ils n’aient pas fait celle que je préfère l’instrumentale « soyuz ». Un groupe qui a été accueilli chaleureusement par le public ; ceci est peu étonnant car tous les hommes étaient déjà adeptes vu la légèreté de la tenue de Sue. Un sparadrap pour recouvrir une absence de poitrine, et puis voilà. Le groupe quitte la scène satisfait, l’accueil leur a beaucoup plus.

Le chaud commence à se faire ressentir dans le zénith. Un disque audio tourne en boucle depuis que nous sommes enfermés entre les quatre murs du zénith : arctic monkeys, eurythmics, gorillaz. Toujours la même playlist en résumé. Tout le monde regarde sa montre, et mange pour s’occuper. La technicienne de guitare semble prête, aller on s’installe confortablement, on enfile ses boules quiesse et on se prépare à une heure 30 de show intensif –ou du moins on prie pour que ce soit intensif-

A 21h tapantes, Bill et Alex entrent en scène, pas de Steve, ni de Brian, ni de Stef, mais une intro aux faux airs électroniques.
30 secondes de tension avant que les membres du groupe entrent en scène ; « infra red » signe l’ouverture du show, et en beauté l’ouverture. Je trouve la version live moins dynamique que la version cd, mais très agréable tout de même.
Le groupe a l’air très concentré, et accompli sa « tâche » avec merveille. Pas de bonsoir, non mais une nouvelle guitare pour Brian, « meds » . Une chanson qui a beaucoup de force en live, il ne manquait plus que VV et cette chanson aurait été à son apothéose. Le groupe semble en forme, mais on n’a pas le sentiment qu’ils vont nous faire le deux fois 400 mètres.
Stefan nous lance un « bonsoir, ça va ? », la foule répond en beuglant telle est son habitude.

Le public d’hier soir était très respectueux (ce que le groupe à apprécier) mais pas pour autant mou du gnou ; un concert bon enfant où on dansait, chantait, criait, sautait, bougeait, et ceci sans se faire rentrer dans le lard. Pourvu que ça dure.
« Nous avons un petit problème technique » … décidément les instruments ne perdent pas de temps ! « le matos a dû chauffer avec la tenue sexy de Sue » (à quelques choses près) nous lance Brian.

Quelques minutes après « because I want you », où Brian a faillit rater le début, le premier morceau qui commencera vraiment à déchaîner les foules, et le groupe. Ce dernier se livre à des virées à droite à gauche de la scène, à des petits jeux avec le public. Très bon moment, où le public chantait en chœur le refrain, une véritable osmose se tisse entre le groupe et leurs fans. Les premières gouttent de transpiration commencent à liquéfier le sol du zénith. Une chanson qui prend toute sa valeur en live !
S’en suit « drag », toujours aussi bien, et « space monkey » avec le passage au « microphone » qui chie toujours autant. Brian, micro « libre » à la main, qui se ballade de tous les côtés de la scène, provoquant certainement les premiers malaises !! Sur le refrain chante les paroles avec le groupe, ce qui ne semble ô combien pas leur déplaire. Le groupe à l’air vraiment heureux d’être là, il n’y a pas à tortiller du cul ; autant à Londres ou à la Cigale ils nous ont livré un show clean mais froid et assez fade, autant là ça va crescendo dans l’extase.

A partir de là, le show commence à être au sommet du plaisir. « Come home »… une véritable perle cette chanson, en live elle décape carrément tout sur son passage, ne laissant même pas une minute de répit pour reprendre un bouchée d’air, s’oxygéner les poumons et à ce moment t’as vraiment envie de leur dire que le sky est blue pour toi. Une chanson qui a largement sa place dans un show tel que celui là, et le groupe s’en donne d’ailleurs à cœur joie. Des sourires complices entre Brian et Stefan, des signes au public. Ils nous montrent qu’ils sont là, et on ne peut pas dire le contraire ; le public applaudit, c’est assourdissant…

Ensuite « special needs », chanson qui a toujours du mal à passer de mon côté, mais je crois que je suis là seule et l’unique, car les premières notes ont fait sortir le bonheur enfouit des derniers réticents. Le public est en totale communion avec le groupe, le plaisir n’en est que plus fort. Et là, le moment phare de la soirée. Il s’est produit quelque chose que je n’avais jamais vu auparavant, un Molko au sommet de sa forme, se livrant à des petits dons les pattes écartés. « des fois, je fais des petites danses ridicules entre les chansons pour intéresser le public » ; c’est donc « post blue », une des meilleures de Meds je trouve, un petit fruit défendu qui fait énormément de bien aux cages à miel. Une énergie débordante de la part du groupe, qui se ressent autant par l’interprétation que par le public.

Puis « song to say goodbye », seul petit bémol pour ma part. Elle m’a un peu refroidit, pourtant la température de mon corps devait avoisiner les 40°. Ensuite « follow the cops back home », Brian assis devant la batterie de Steve; je ne pourrais mieux résumer la chanson que par une citation d’un cher B.M “cette chanson est très émotionnelle, alors pendant la duration vous la taisez”. Et là, ma chanson (oui je me l’approprie l’espace de quelques instants) « every you every me », je rentre dans un état de transe, j’ai méchamment explosé le dos de mon voisin de devant ! Putain mais quelle chanson !! L’intro peut-être un peu plus longue de d’habitude, j’étais essoufflée comme un bœuf quand elle s’est finie. Merveilleuse. Cette chanson c’est LA chanson. L’ambiance est énorme, indescriptible, même avec mes boules quiesses j’entends le public qui chante, chante… le groupe nous rend la monnaie de notre pièce, ils sont tous aussi heureux. Et ça fait plaisir de les revoir ainsi après le « fiasco » londonien.
Puis « Blind »… que j’aime moyennement, mise dans la set list histoire qu’on prenne une gorgée d’eau et une bouchée de sandwich saucisson/beurre. Le groupe lance le public et la chanson se finie comme toutes celles d’hier soir sous un tonnerre d’applaudissements ! Après « one of a kind ».

Le groupe papote un peu avec nous « nous allons maintenant commencer la partie nostalgique du concert. Cette chanson a été écrite il y a 10 ans, on l’a un peu retravaillé… c’est la seule qu’on aime ». « 36 degrees », la nouvelle version, qui n’est pas si nouvelle que ça d’ailleurs, puisque c’est la même que celle qui a été joué à la cigale et à Londres. Elle ne vaut pas l’originale qui est un chef d’œuvre, mais ça reste cependant un moment agréable.

« The bitter end », le single qui les a lancé. Evidemment, c’est la folie qui s’empare du zénith d’Orléans, les gradins sont en liesses, presque plus personne n’est royalement assis sur son siège, la furie s’empare également de la fosse. Ce titre a beau être un « titre purement commercial », ne jamais l’enlever de la set list. Le son est fort, bon… et ça déchire les oreilles. Et ça fait du bien !

« twenty years » ou une des chansons qui ont faillit me faire pleurer (de ridicule ?) hier soir. C’était tout simplement magique, je crois qu’aucuns autres mots ne pourrait coller à ce que j’ai pu ressentir sur le moment… le final était… transcendant, le groupe était dans son élément, ils s’acharnaient sur leur guitare comme si leur vie en dépendait. Ils ont finis allongés sur le sol, statiques. Le groupe se relève doucement mais sûrement, ils nous saluent, nous remercie encore et encore, nous « embrasse ». A peine ont-ils mit un pied au dehors de la scène, que l’intro de « running up that ill » est lancée. Comme a son habitude, une réussite. Je serais curieuse de voir « johnny and mary » ou encore « holocaust ». Le groupe prend plaisir à interpréter ce morceau de K. Bush ça se voit vraiment. Ils sont tout sourire, aimables et sociables pour ce soir. Que demander de plus ?

De plus… peut-être « special K »… et puis « nancy boy »… non je pourrais pas dire ce qui s’est passé… c’était inhabituel, intense. Mais vraiment. Peut-être parce qu’on sait que c’est fini après, peut-être. Mais… waow. Je crois que le public peut les remercier d’avoir remis « nancy boy » dans la set list ; et ça ils l’ont fait uniquement pour les fans. Ils n’ont pas quitté la scène en un coup de vent comme lors des précédents show, ils sont restés là, à nous regarder, nous qui avions tous les bras levés, nous qui crions pour qu’ils continus, pour qu’ils restent avec nous. Ils nous ont encore remercier, souris… ils étaient satisfaits, au moins tout autant que nous. Ce groupe a réussi à me tirer les larmes, et c’est rare.

Le concert est fini, et oui. Toute bonne chose à une fin, ici elle s’est finie au bout d’une heure trente de show intensif où les temps de répit ont été plus que court. J’avais réellement peur qu’ils me déçoivent cette fois ; je sentais que s’ils me décevaient hier, je ne serais plus fan parce que ce n’était plus les « trois petits gars qui m’avaient fait vibrer auparavant ». Et bien à la grande tristesse de mes proches, je suis encore plus accro. Le groupe a plus que rempli son contrat hier.

La seule chose qu’on pourrait reproche au groupe ce soir, c’est la durée du set. Trois/quatre chansons de plus, et l’artiste sera au sommet de sa carrière.