Reviews du 11 avril 2006 : Alexandra Palace, Londres, Angleterre - Placebo Meds Tour
Retourner à l'accueilAller sur www.placebocity.com

Tourdates
 
Reviews
 
Mes concerts
2
Voir la carte de la tournée Francaise



hit-parade
 

Reviews du 11 avril 2006 : Alexandra Palace, Londres, Angleterre

Par May

Me voilà rentrer tout fraîchement de Londres. Pffiou par où commencer. Mon groupe et moi arrivons à 14h devant l’alexandra Palace, c’est très beau, et on se demande un peu ce qu’on fout là. Il pleut de cordes, c’est un peu le caca. En plus ayant eu quelques soucis techniques avant, je me retrouver avec un parapluie d’épicier qui n’arrête pas de se tordre à cause du vent. Enfin bref, on s’en fou. Là je vais commencer à pousser mon grand coup de gueule et à dire mon dégoût envers l’organisation anglaise, je pensais la française à chier, bah la concurrence est forte !!!! Pendant une heure nous avons tourné en rond, avons usé de notre anglais dégueu pour savoir où faire la queue. Finalement après s’être faites engueulés par un bon groupe de vigile, on a compris que ceux qui n’avaient pas leur tickets sur eux devaient faire la queue au même endroit. Dans notre malheur, un peu de bonheur, nous avons croisé VV. Moi et mes yeux de lynx ne faisons qu’un. Finalement, on a perdu une heure à tourner, à se balader le lard à droit à gauche. Pendant 4 longues et interminables heures nous avons fait la queue dans un froid glacial et sous la pluie. On a tout fait pou se réchauffe, on s’est tassé, on a chanté nos bons vieux classiques français, on a quand même sympathisé avec quelques anglais. La queue la plus horrible que j’ai fait de toute ma vie. Quand à 18h et des poussières les portes s’ouvrent, je crois être enfin libéré et enfin être chaud, mais que nenni les enfants. ORGANISATION DE MERDE. Nous n’avons pas pu récupérer nos tickets au guichet, parce qu’ils ne les avaient pas !!!!!!!!!!!! on a du attendre une demi-heure de plus dehors, pendant que tout le monde rentrait dans la salle. En gros ceux qui sont arrivé à 18h30 étaient mieux placés que nous. Dans la queue, les gens commençaient à pleurer, certains, à gueuler d’autres. J’avais dit que l’avant concert serait plus long que le concert en lui-même, mais l’organisation anglaise m’a tellement sidéré qu’il faut que j’en fasse profiter tout le monde. C’est du pur et simple foutage de gueule, d’autant plus qu’on s’est caillé les miches pendant 4 heures pour rien. Les petits français (et les autres) se sont bien fait prendre pour des cons… Finalement à 19h on arrive à rentrer dans la salle, tous avec un air de déception sur le visage, ne sachant pas si l’on doit être heureux ou non d’être là où on est. Très vite, la première partie commence : Ladytron. Trois demoiselles et un damoiseau prennent les commandes. Bien que leur set fût très court j’ai trouvé ça vraiment agréable. J’avais déjà entendu quelqu’un de leurs titres, ça rend vraiment pas mal. La chanteuse a une bonne énergie sur scène, et elle a une voix assez rock’n’roll bien sympa. Si mes souvenirs sont bons 4/5 chansons, et puis s’en vont… le public anglais n’est que moyennement réceptif (en effet, ils préfèrent envoyer des sms pendant le concert plutôt que regarder et écouter !). Une demi heure plus tard, c’est White rose movement qui rentre en scène. Comme dirait ma sœur « j’avais de la peine pour le chanteur, il était dans ton truc, se donner à fond, et le public il bougeait pas d’un poil ». Je crois que c’est assez bien résumé. Leur musique était pas mal aussi, j’ai passé un bon moment. Le groupe avait l’air heureux de revendre son énergie. Je pense que c’est à écouter, tout comme Ladytron. Et le plus intéressant commence. Pas ce stress et cette excitation habituelle, peut-être le froid qui nous a complètement anesthésié ?! A 20h les lumières, et hop ça commence, pas le temps de dire ouf. Steve rentre en scène, suivit de Stefan l’instrumental commence et Brian arrive comme une fleur. Ils commencent par infra red, le refrain est toujours si entraînant, mais je l’ai trouvé cependant moins bien qu’à la cigale, l    a voix de Brian ayant du prendre un petit coup de mou entre les shows. La foule ne saute pas, elle se contente de faire de gros mouvement qui t’évacue 100 mètres plus loin. Ensuite les morceaux s’enchaînent, Drag (que j’ai beaucoup aimé hier soir), Because I want you, histoire de réveiller un peu les esprits. Les paroles sont chantées en chœur par les anglais, la chanson était dynamique c’était bien sympa, ensuite space monkey, avec une intro toujours aussi massacré où un non anglophone ne peut déchiffrer les paroles (comprendre « je n’ai pas déchiffrer les paroles), mais le refrain est toujours aussi frais et fait toujours du bien aux cages à miel. Ensuite, la première surprise et le premier énorme coup de cœur Come home. Hé bien en live, elle dépote sévère !!! Je comprends pas qu’elle ne soit pas tomber dans la set list avant. Enormissime en live, tout ça rythmé par une batterie bien présente, et pareil pour la basse, le pied !! Une chanson à ne pas enlever. Pour se remettre de ses émotions, follow the cops back home, Brian s’asseyant  comme à son habitude à côté de la batterie. Chanson très émotive, par la mélodie, une petite claque dans la tronche. Puis every you every me arrive avec ses gros souliers. Reconnaissant l’intro. j’ai poussé mon petit cris de joie en levant le bras, et j’ai vécu ce qu’on appelle un « moment de solitude ». Les anglais sont vraiment pas réceptifs, ou alors deux de tensions, enfin ils sont pas montés sur energizer quoi ! que de joie de ré entendre cette chanson… c’était le plus moment de la soirée me concernant. Ensuite, Post blue, introduite par des sons pré enregistrés électroniques, que j’ai trouvé moyenne d’ailleurs, dommage parce que version cd je trouve que c’est une des perles de meds. Puis special needs, ou Brian a l’air de prendre son pied, tout comme Stefan et son long torse nu. Après song to say goodbye, puis blind qui fait opposition au dynamisme des chansons précédentes, mais qui est très bien interprétée. Puis one of kind, autre coup de cœur de la soirée, 36 degrees introduite par Brian nous faisant un petit speech (un peu le même qu’en France en définitif), même si je préfère la version originale, je l’ai trouvé pas mal du tout cette fois ci !!! Ensuite the bitter end provoque quelques mouvements, puis twenty years passe comme une lettre à La Poste. Premier rappel, la groupe s’en va en saluant, Brian se fait asperger il sourie mais grimace intérieurement, Stefan vient vers nous également, puis s’en vont. L’intro de running up that ill est lancée, le public tape dans ses mains pour que le groupe revienne le plus vite possible, et c’est chose faite puisqu’ils réapparaissent au compte goutte quelques minutes après, pour interprété ce merveilleux titre de Kate bush. Chanson interprétée très proprement, trop proprement d’ailleurs. Le manque de folie dans le set de Placebo se fait de plus en plus sentir, le manque de motivation du groupe également. La présence de Stef qui se dandine est, je pense, devenue presque obligatoire. C’est triste à dire, mais Brian semble blasé de ce qui lui arrive, en même temps je ne vais pas dire que c’est normal parce que le public n’est vraiment pas là, mais… enfin ça me rend un peu triste quand même. Le premier sourire de Brian de la soirée, c’est lorsqu’il annoncera la venue d’une guest, la chanteuse de Kills, VV. La surprise n’a pas été totale pour moi vu que je l’ai vu avant, mais c’est quand même super d’avoir pu entendre au moins une fois la version live avec VV. Le groupe était vraiment heureux de l’accueillir et a prit son pied à interpréter le morceau avec elle, j’ai pris mon pied également. Alison a vraiment une voix hors du commun. VV salue, et teenage angst version piano commence sous les chapeaux de roue. Très beau. Voilà encore une fois, beau, net et sans bavures (où est le rock’n’roll dans tout ça?). Et le concert se fini par l’incroyable nancy boy, avec des basses qui déchirent les tympans (mais ça fait du bien quand même !) et des applaudissements. Mon groupe et moi sortons, on ne dit rien, on n’échange pas nos impressions, on essaye juste d’avoir un bus et de pouvoir rentrer dans l’hôtel, au chaud. Le bilan de ce concert… je suis « heureuse » de voir que le groupe parle aussi peu dans leur pays de prédilection qu’en France. Voilà, je ne sais pas trop quoi penser de concert… je crois que je m’attendais à quelque chose de trop exceptionnel. Placebo a assuré son show, ils ont donné du son, mais maintenant ils leur manquent ce petit quelque chose, ce quelque chose qui fait qu’on ressort d’un concert avec des étoiles dans les yeux. Le show était propre, mais moi je ne suis pas rentrée dedans. J’ai faillit rentrer de dedans, mais l’absence mentale des fans anglais m’a finalement rebuté.  UN PEU DE FOLIE QUE DIABLE ! Je ne referais pas un concert de Placebo en Angleterre, c’est le bilan que je tire. Moment agréable, rien de plus.



edit / pour la première, première partie, ne suis pas sûre du nom du groupe finalement tongue

Par Loviathar


9 avril 2006, départ pour Londres. Déjà quelques mois qu'on y pensait mais l'annonce du concert au Ally Pally nous a donné envie de sauter sur l'occasion. Eurostar, je fais visiter Londres en bon guide touristique à mon cher et tendre qui n'y a mis les pieds qu'une fois et le lendemain, journée de shopping. Arrive le jour J. Crevés, les pieds quasi en sang, nous nous présentons vers 18 à l'entrée d'Alexandra Palace.
Une file énorme nous y attend. Nous avons décidé d'y aller tard, il y a à peine quinze jours que nous avons vu Placebo à l'AB à deux mètres à peine de Miss Molko.

Nous voici donc en train de passer à coté des milliers (à première vue) de personnes qui attendent patiemment et ... sagement (pas trop de resquilleurs etc., la classe britanique) que les portes s'ouvrent. Des looks très différents les uns des autres, des trentenaires classiques aux gothiques en passant par les lookés black-métal aux longs cheveux dans le vent. On y trouvera aussi beaucoup de strings et de soutien-gorge affichés sans pudeur, hé oui, ça arrive...
De quoi faire peur aux parents d'un gamin d'à peine 12 ans qui venait se faire raccompagner à la fin du concert . . . Et de quoi me faire légèrement marrer. On se demande ce que certaines espèrent.

Après l'attente, l'attente pour les places. Nous avions demandé à Seetickets de les garder. Bonne nouvelle, elles étaient là. Nous n'avons même pas été fouillés. Par contre, les personnes qui passaient via les files réservées à ceux qui avaient déjà leurs tickets se faisaient fouiller violemment. Un français devant nous a d'ailleurs fait une réflexion similaire à la mienne "gestapo". Clairement. Ca gueulait comme à l'époque de l'allemagne nazie...

Pas de bouffe, pas de boisson, pas de caméra et on ne te propose même pas de garder tes trucs, il faut carrément tout jeter.
Fantastique...

Nous entrons alors dans le grand hall... Vestiaire, achat de boissons, t-shirts (pas top les nouveaux!) ...
La salle est spéciale. Coupée en deux... C'est un beau lieu, un hangar réaménagé mais c'était assez froid. Un peu comme dans un festival finalement.

Nous attendons... Premier groupe. The Evories. Ce n'était pas trop mal. La chanteuse avait des allures de pop belge avec un ptit air à la PJ HARVEY. Mais pas trop wink ...
Quant au deuxième groupe WHITE ROSE MOVMENT, ils ont du rencontrer une scission avec un Tranxene 200 parce qu'ils avaient réellement l'air de se la jouer indo... Enfin, c'est perso mais j'ai pas adoré.

La suite... Placebo arrive enfin. La foule se met à bouger dans tous les sens. Et je suis loin d'aimer ça. J'aime le calme, avoir un espace vital suffisant pour au moins pouvoir respirer et éviter de partir en transpiration dans les dix minutes.
Les corps à corps avec gonzesses et mecs chevelus m'intéressent assez peu, surtout s'ils sont bourrés et excités comme des gorets. J'ai un peu passé l'âge. A chacun ses valeurs mais bon ! ... Je me plaignais déjà à l'AB de quelques excités... Ici, c'était facilement un quart de la salle qui était surexcitée. On se demande ce que ça donne quand Korn vient en concert en UK. Bref, tout bouge dans tous les sens, ça hurle de partout, ça envoie de l'eau dans la tronche de tout le monde y compris de Brian qui, d'un air sarcastique répond "Thank you... "...
Fantastique. Bref, j'ai pas aimé les gens. Je l'ai déjà dit, je n'aime pas l'ostentation et l'agressivité. L'agressivité d'autrui me donne envie de le devenir à mon tour. Avant d'en tirer un par les cheveux et de l'envoyer à cinquante mètres, j'ai donc préféré me retirer vers des lieux plus calmes, les côtés. Là, nous avons pu profiter du concert en toute quiétude. Les gens étaient beaucoup plus calmes et posés, prêts à ECOUTER, ce qui n'était pas le cas de beaucoup. Nous avons vu au moins une quinzaine de personnes sortir de la "fosse" pour s'écrouler devant nous, assis par terre durant toute la durée du concert. Est-ce que ça vaut vraiment la peine de s'exciter pendant cinq chansons pour tomber en crise d'hystérie ou de spasmo dix minutes plus tard ?
J'étais vraiment effarée par le comportement de ces personnes qui n'ont réellement aucune estime d'eux mêmes, visiblement, et qui ne respectent même pas le groupe. C'est tout de même pitoyable de voir que des types payent quarante euros une place de concert pour envoyer une bouteille dans la tronche du chanteur.

Enfin bref, les gens m'ont dont fait vomir. Une fois de plus... Les anglais sont pourtant souvent très polis et très respectueux. Beaucoup de personnes dans la salle étaient très correctes, te demandant pardon quand ils te bousculaient un peu. Je trouve ça beaucoup plus classe que de se la jouer "je suis le centre du monde". Mais bon, Placebo, c'est pour les gens "coooool" ... Moué.

Bref, on ne peut pas mettre tout le monde dans le même panier mais il est certain que je préfère largement les gens sympas et polis avec lesquels tu peux discuter et déconner sans te prendre la tête, qui font gaffe à ceux qu'il y a autour d'eux et ne passent pas leur temps à se matter le nombril avec l'espoir secret d'un jour connaître Brian et de se faire sans doute retourner dans un coin sombre par lui-meme...
Un public en deux teintes donc...

Quant au groupe... J'ai réellement l'impression, pour les avoir vus il y a à peine quinze jours dans une petite salle, que TOUT était calculé ! Des fringues au maquillage, du son, des projections sur deux côtés de la scène filmées d'une manière quasi parfaite, des caméras, des régies sonores, du début, de la fin du concert, du guest et des gestes de Brian et Stef...

Je crois sincèrement qu'il y aura un DVD, tout était trop propre et trop "parfait" pour que ce concert ne sorte pas en DVD.

La set list, j'imagine que vous la connaissez :

- Infrared
- Drag
- Because I Want You
- Space Monkey
- Come Home
- Follow The Cops Back Home
- Every You Every Me
- Post Blue
- Special Needs
- Song To Say Goodbye
- Blind
- One Of a Kind
- 36 Degrees (version 2005)
- The Bitter End
- Twenty Years
- Running Up That Hill
- Meds (Ft VV)
- Teenage Angst (version slow)
- Nancy Boy

Running up that hill toujours aussi magnifique. Come home en live, génial tout comme Nancy boy. Ca rappelle une chouette époque. Je me suis faite chier durant 36 degrees et Teenage Angst. Je n'aime pas ce genre de musique trop calme. Pareil pour follow the cops que je déteste décidément mais que visiblement tout le monde adore.

Quant à VV, j'adore son coté tox ... Je ne sais pas si c'est un rôle ou non mais elle a l'air complètement délirante, je m'en foutiste... Enfin. J'ai adoré.

La plus grande partie du concert, je l'ai passée assise en tailleur mais je voyais tout. J'aurais pas pu tenir plus que ça. C'était abominable. Mais je suis tout de même ravie.

Bref, un groupe fantastique pour un public à moitié merdique. J'ai du mal à piger... Mais bon. On n'est pas obligés d'avoir des points communs avec ceux qui écoutent la même musique que soi. J'ai jamais frimé parce que je m'habillais en noir un peu gotho-punk.

Amen.